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Vos réactions
Je rentre de vacances et je lis vôtre suggestion de remplir un formulaire de l’IVAC pour les enfants issus d’agression sexuelle*…My Gosh!! Nous sommes en train de créer une société de personnes complètement déresponsabilisées, vivant coute que coûte au crochet de l’état et supportées et appuyées par nous, les médecins. Quelle dérive! Depuis les correctifs apportés par Jolin-Barrette, nombre de patients s’inventent un passé trouble et nous imposent de remplir les formulaires qui s’imposent et les corrigent eux-mêmes à leur satisfaction! Ou déposent une plainte si cela ne s’est pas fait dans les temps requis et selon leurs normes respectives! L’avortement existe au Québec et chacun est libre d’y avoir accès ou pas selon son désir ou ses croyances, D’y surseoir en promulguant une pareille législation ou opportunité est directement à l’encontre de nos principes, valeurs et contre le serment que nous avons prêtés comme médecins. Je suis la première à répondre présent (directrice de la clinique le Périnatalité CIUSS-ESTRIE), mais jamais je n’appuierai pareille politique et surtout donner mon aval via un formulaire.
- Sylvie Godbout, M.D.
*Note de l’équipe du CMQ : ce sujet a été mentionné dans l’Info Collège envoyé le 28 août 2026.
Personnellement, je n'ai jamais adhéré à la pratique consistant à limiter la consultation d'un(e) patient(e) à un et un seul problème dans une limite de 15 minutes. Les patients(es) m'en ont toujours été très reconnaissants et, du coup, soulagés d'une anxiété certaine. Autrement, c'est beaucoup trop restrictif et on risque de passer à côté d'autres problèmes de santé plus dangereux. De reporter ceux-ci à une autre consultation, éventuellement avec un autre professionnel est long, difficile et décourageant pour le patient. Durant notre formation médicale, on nous a toujours enseigné à considérer le patient dans sa globalité. Irait-t-on enseigner « Un problème – 15 minutes » dans les facultés? Je comprends que le but est d'élargir l'accessibilité mais d'appliquer la règle d'un problème – 15 minutes de façon absolue et sans discernement (et beaucoup de patients s'en sont plaint) peut être préjudiciable pour le patient et pour le médecin.
- Jean Depelteau, médecin très récemment retraité
En tant que présidente de l'éco-CMDPSF du SLSJ, je me permets de vous écrire pour vous remercier de cette prise de position non négligeable. Travaillant avec mes collègues très fort pour inscrire la durabilité dans nos milieux de soins et nos pratiques cliniques cette prise de position quant à notre responsabilité sociale en lien avec notre empreinte environnementale est un geste qui nous encourage dans nos travaux.
Pour nous il ne fait pas de doute que les pratiques cliniques doivent prendre acte de leur impact environnemental. L'urgence climatique est un enjeu de santé publique trop peu mis de l'avant, ce geste fort nous aide comme comité à soutenir notre pertinence et notre raison d'agir. Dans vos partenariats avec les autres associations professionnelles, il serait intéressant que d'autres soulignent cette responsabilité car la durabilité, on ne la travaille pas en silo comme équipe médicale, c'est transversal comme enjeu.
- Stéphanie Collard, M.D.
La question du sondage éclair « Comment qualifieriez-vous l’état de l’infrastructure de votre milieu de pratique? » publiée dans le mot du président Du nouveau au programme de surveillance générale du CMQ.