Gaz anesthésiants polluants à délaisser
Le Collège des médecins demande à Santé Québec de délaisser graduellement 2 gaz polluants utilisés lors des chirurgies. Remis en question par les anesthésiologistes d’ici et d'ailleurs dans le monde, ceux-ci émettent des gaz à effet de serre et ont une forte empreinte carbone, alors que des alternatives écologiques et efficaces existent.
Ce qu'il faut savoir
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En raison de leur forte empreinte carbone et de leur émission importante de gaz à effet de serre (GES), le Collège des médecins du Québec (CMQ) demande à Santé Québec de faire cesser l’utilisation du desflurane et de fermer les canalisations de protoxyde d’azote dans les établissements de santé. Cette prise de position du CMQ s’appuie notamment sur un avis de l’Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) qui préconise de délaisser graduellement ces gaz au profit d’alternatives plus écologiques.
Rapport de l’INESSS
L’analyse de l’impact environnemental des gaz anesthésiques inhalés révèle qu’on peut réduire l’empreinte carbone en bloc opératoire en ayant recours à des alternatives sécuritaires, efficaces et disponibles. Le CMQ est favorable aux recommandations cliniques de l’INESSS et estime qu’il y a urgence d’agir en effectuant un virage rapide et structuré vers des pratiques anesthésiques plus durables.
Enjeu environnemental
Les gaz anesthésiques inhalés contribuent de manière significative aux émissions – pourtant évitables – des GES du système de santé. Réduire ou éliminer les agents les plus polluants représente un levier rapide, réaliste et scientifiquement éprouvé pour diminuer l’empreinte environnementale du réseau. De plus, le retrait du desflurane et la réduction du protoxyde d’azote ne compromettent pas la sécurité des patients, ce qui permet un virage vers des pratiques plus durables sans affecter la qualité des soins.
Enjeu d’équité intergénérationnelle
Réduire les émissions liées à l’anesthésie contribue à diminuer les impacts climatiques qui affectent déjà la santé populationnelle (vagues de chaleur, maladies respiratoires, répercussions psychosociales). Ainsi, l’adoption de pratiques plus responsables se fait au bénéfice des patients actuels et futurs.
« Au-delà de veiller à la qualité des soins médicaux, la responsabilité sociale et le développement durable sont des prémisses essentielles à la réalisation de notre mandat de protection du public. Acteur engagé dans la santé durable, le Collège soutient des pratiques anesthésiques à plus faible impact environnemental, conformément aux données probantes. C’est pourquoi nous demandons à Santé Québec d’agir pour que deux gaz polluants soient graduellement délaissés. Nous ferons des représentations en ce sens auprès du gouvernement »Dr Mauril Gaudreault, président du CMQ
